lundi 29 janvier 2018

La grue de Lyon s’acharnait de faire le trottoir sur les quais du Rhône.

mercredi 24 janvier 2018











Tirer vers le haut.

mardi 23 janvier 2018








Il y a
Il y a eu ce moment là
Où elle écoutait
Ce qui était

lundi 22 janvier 2018




















un jour
Il y a
Il y a eu ce moment là
Où le sombre émoi
Est parti de là
Pour éclairer
La vie

samedi 20 janvier 2018

La clôture

Ma grand-mère me racontait que l’oncle Augustin, la nuit, déplaçait la clôture
pour voler un petit peu de terrain à mon grand-père...

dimanche 14 janvier 2018


Jaloux, les arbres de la rue regardent les serres du parc de la tête d’or. 
Pourquoi n’ont ils pas, eux, des maisons qui les protège de l’hiver tout en laissant passer la lumière ?









mardi 2 janvier 2018

La grande serre du parc de la tête d'or

Derrière les vitres de la grande serre, 
Derrière  la ville, 
Loin, très loin
Le soleil se couche.

A l’intérieur,
La chaleur humide maintient toutes les plantes exilées 
Dans une sorte de torpeur mélancolique 
Dans laquelle il me plait, d’attendre la nuit. 


La grande serre du parc le la tête d’or, Lyon  janvier 2018

samedi 11 novembre 2017

Pas si sage












Le corps pense mystérieusement...
sans mots

jeudi 2 novembre 2017

Le cri

Je lui ai dit : 
J’aimerai que tu sois
La rage pure, affamée

A corps perdu et à cri 
Au coeur du cri
Un cri que l’on n’entend pas !

J’aimerai 
Que tu sois

La rage pure.








mardi 19 septembre 2017

Passer par là


Passer par là et
Dire au revoir à l’oiseau qui s’envole

Courir sur le sable et le temps

Contempler la mer

Marcher sur l’eau

Sans aucun espoir, nager
vers le soleil

Se pencher 
et tenter l’impossible :
Soulever la mer

Passer
Dis toi bien que nous ne faisons que passer.



















dimanche 6 août 2017

Oublier sa joie

Comme tous les matins d’été
Par la fenêtre ouverte de ma chambre 
J’ai goûté la bienveillance du monde

Les oiseaux chantent ils parce qu’ils se sentent aimés par la vie ?

Toutes nos douleurs, nos angoisses viennent 
parce que nous oublions que, quoiqu'il arrive, nous sommes aimés par la vie en nous.
Cette vie qui nous désire plus que tout puisque nous sommes en vie.

Nous souffrons parce que nous oublions que nous sommes désirés, 
Parce que nous oublions notre joie

lundi 31 juillet 2017

Eiffel







« Ce lampadaire véritablement tragique » (Léon Bloy)

–   « Ce squelette de beffroi » (Paul Verlaine)

–   « Ce mât de fer aux durs agrès, inachevé, confus, difforme » (François Coppée)

–   « Un tuyau d’usine en construction, une carcasse qui attend d’être remplie par des pierres de taille ou des briques, ce grillage infundibuliforme, ce suppositoire criblé de trous » (Joris-Karl Huysmans)

–  « Cette haute et maigre pyramide d’échelles de fer, squelette disgracieux et géant, dont la base semble faite pour porter un formidable monument de Cyclopes, et qui avorte en un ridicule et mince profil de cheminée d’usine » (Maupassant)


Eiffel était fou
Tant mieux

Ecouter sa folie
La seule voie possible

samedi 22 juillet 2017

L'orage

C’’est fou !

L’orage

Comme une douche qui aurait rincé mon âme

Et des fleurs au milieu des fleurs
s’épanouirent au soleil

mercredi 19 juillet 2017

Comme au bord du monde

Quand le temps est derrière soi
Comme une roue immobile
Comme une ancre

Et que le présent est 
dans l’illusion du lien dans l’unique objet

S’asseoir 
Ne pas pouvoir aller plus loin sans savoir

Être si loin de l’autre
De ses mains
Sur soi

Ce besoin que la distance transforme
En ce rien

Et que l’on reste au bord de ce temps
Comme au bord du monde.

jeudi 8 juin 2017

La décapotable rouge




















Peut-être est ce Limone sur Garda
Ou alors Campione 
Ou Gargnano
Je ne sais plus 

Peu importe, il y avait cette décapotable rouge

l'Archétype des amoureux en voyage
Cheveux au vent
Ivres du paysage
Remplis de cette sensation
De liberté merveilleuse que certaine route vous donne !

J’ai été un peu jaloux je crois.










dimanche 4 juin 2017












Le bonheur serait de partager

Le silence de ces quelques matins d’une existence
Où l’instant a l’absolu pureté de la caresse du temps

jeudi 1 juin 2017

L’onde frissonne sous la caresse d’une danse

Je pense que je pourrais m’asseoir là, le soir

pour regarder les voiles glisser sur le lac

Ne penser à rien

Peut-être le souvenir
de tes doigts glissant sur les miens
viendra troubler le présent

Nos doigts comme des voiles

sur l’eau de nos peaux

L’onde frissonne sous la caresse d’une danse

dimanche 28 mai 2017

L'arbre du lac de Garde


L’arbre écoute avec attention
Les clapotis de lumières sur chaque vaguelettes du lac


L’air de rien
L’arbre, de ses bras de chef d’orchestre,
Dirige les nuages et les courants d’air
sur les crêtes des montagnes, 

Les fait glisser sur la surface de l’eau
Au rythme d’une symphonie
qu’il joue pour lui même

De toutes ses feuilles 
 L’arbre du lac de Garde 
frissonne de plaisir 







lundi 17 avril 2017

Quand tout s'estompe

C’est quand tout s’estompe 
Toutes réflexions
Quand le jour finit

Qu’enfin 

Tout commence




dimanche 26 mars 2017

Le frémissement












Lire
Derrière ses paupières
La palpitation
De l’éphémère
Papillon
De l’extase

Lire sur son corps
replié sur sa lumière
Le frémissement

mardi 21 mars 2017

Place Louis Pradel Lyon














Danser dans la lumière 
S’envoler
Taper le sol dans un bruit de roulement de fer

S’acharner comme des papillons cherchant le ciel

samedi 18 février 2017

Insomnies

L’odeur douce et entêtante
 froissée d’insomnies


mardi 7 février 2017

Malgré tout

Boulevard Haussmann, Je me suis réfugié sur le toit 
des Galeries Lafayette, pour prendre de la hauteur.

Ils disent que l’air est pollué, 
que la terre, que les hommes que le monde va mal. 
Ils disent que le capitalisme est en train de mourir, 
que le communisme est mort, 
que la religion n’est plus qu’une fabrique de terroristes, 
que les politiques sont tous pourris.

Alors, vous comprenez,  j’ai besoin de prendre un peu de hauteur... de m’arracher à la collision de ces mots sur toutes les mauvaises ondes de la planète pour vérifier que la tour Eiffel est toujours là malgré tout...
et peut-être, pour trouver un peu de courage 
pour continuer à essayer d’être heureux... 

Malgré tout. 

mercredi 1 février 2017

L'extase

L’extase n’a rien à voir avec le 
Bonheur

C’est proche de la souffrance

De la beauté
De l’absolu beauté

Proche de la joie
D’une joie presque 
Insupportable

L’extase est une limite atteinte

Presque
Atteinte


lundi 30 janvier 2017

Enrage toi
















Un soupçon de rage, 





mardi 24 janvier 2017

Place Furstenberg

A deux pas de la pension Laveur 
La furtive rue de Furstenberg
Dans la nuit parisienne
Se glisse  dans l’histoire de l’art
sur les pas de  Monet, Delacroix... 





samedi 14 janvier 2017

Caïn





























Derrière les rubans de la lune

Comme un ciel qui se dévoile

L’œil de Caïn 



lundi 9 janvier 2017

Paris est une valse













Battre le pavé 
Battre la mesure
Toutes les villes dansent

Si l’énergie d’une ville se mesure au battement des pas des citadins qui l’arpentent
Paris est une valse
Pétillante

dimanche 1 janvier 2017

2017

Construire 2017. Et que la bienveillance envers vous même et les autres vous baignent de son énergie !






lundi 26 décembre 2016

Musée d'Orsay


La pierre elle même est boulversée
par l’harmonie

Elle respire 

J’attends qu’elle se retourne et m’ouvre ses bras

vendredi 23 décembre 2016

En face


J’aime cet endroit
En bas les TGV arrivant de Paris roulent à coté du tram
En haut dans un bruit léger de roulement de leurs pédaliers
Les cyclistes slaloment entre les piétons
En face il y a l'église où ma sœur Cécile à été baptisé dans la lumière d'une pièce entourée de vitraux il y a 50 ans.
Cette église moderne  surement inspirée par Le Corbusier a été transformé en école. A chaque fois que je passe là
Je me demande ce qu'est devenue la lumineuse pièce des anciens fonds baptismaux.  
Cécile avait pleuré quand le prêtre l’avait aspergé d’eau bénite.
Je me souviens de ce moment en raison de la beauté du lieu.
Qui accompagnait si bien mon émerveillement d’avoir une petite sœur

Sans tout le reste j’aurais pu peut-être devenir croyant ce jour là. 






mardi 20 décembre 2016

Comme les autres

Ils vont dans un doux bruit de ferraille  
Grinçant des dents, 
Attachés à leur dossiers enfermés dans leurs serviettes au bout de leurs bras 
Dans ce matin d’hiver comme les autres. 

Ils vont des projets de mers et de soleils dans leurs têtes, 
Des rires d’enfants dans leurs oreilles, 
Des regrets de caresses qui frémissent sur leurs peaux,  
Ils vont comme les autres au travail vendre du temps précieux de vie et d’amour. 

Ils vont se déverser dans des bureaux blancs aux murmures feutrés pour construire des tours qui perceront le ciel
Pour construire des plans sur l’avenir 
De l’homme. 

Ils vont comme les autres 
Des projets plein la tête 
Tenter d’oublier pourquoi ils sont nés

Pourquoi ils vont 
Ainsi solitaire 

Retrouver ce rêve collectif d’avenir que personne ne comprend. 



vendredi 9 décembre 2016

S'aimer soi-même

Oui monsieur Oscar Wilde
S’aimer soi-même
Oui monsieur Wilde

Il est urgent d’apprendre cela
à tous nos enfants














jeudi 8 décembre 2016

Malgré tout

L’homme est parfois capable de transformer la réalité en féerie.

La bienveillance généreuse est une belle utopie à réaliser...
Malgré tout 

jeudi 1 décembre 2016

En équilibre


En équilibre

Un doigt suspendu 
Entre deux pensées
Juste après l’inspiration d’un désir
histoire de pourvoir reprendre 
le cours de l’histoire de sa vie
Juste avant de de se jeter dans la bataille

En équilibre

Entre l’expire et l’inspire
Ce moment unique où
La conjonction des opposés
Semble arrêter le temps
Qui, par ailleurs, n’existe pas

Elle  regarde sans  voir.

lundi 21 novembre 2016


















Il est habillé pour l’hiver 
attaché à la prison de la vertu
Fidèle

Il attend son maître

dimanche 30 octobre 2016

Tu vois, cette photo me fait un peu penser à la Joconde.











Derrière la figurine Vietnamienne  du 18° siècle 
posée devant les vitres sales du musée d’art contemporain de Lyon
Il y a les berges du Rhône
Et le Rhône

Tu vois, cette photo me fait un peu penser à la Joconde. 
Une Joconde moderne

ou ancienne, je ne sais pas.

mercredi 5 octobre 2016

Elle respire

















Elle respire

Et chaque pli de sa robe


Frissonne

jeudi 18 août 2016

Mon père

Les derniers instants de la vie de mon père m’auront appris cela :

Un jour tous les temps dans leur immensité même seront irrémédiablement du passé. 
La vie , ce synonyme du temps, fleuri sur sa propre tombe. 

Au delà, maintenant, la vie, qui s’écoule malgré tout et tous, 
aguicheuse et joyeuse, séduisante et boudeuse, cruelle et trompeuse 
ne se donne pas facilement malgré le désir permanent que j’ai de la prendre sauvagement avec tendresse 
à chaque coin des rues que je traverse. 

Comme un papillon inquiet en train de muer, perdu dans mes projets de lieux d’avenir, 
la prendre ? Je n’ose ni le faire ni même le dire au coin des rues.. 

Je préfère suivre devant moi en permanence l’évidence rassurante qu’il y a un temps pour tout. 
Croire que je suis alors que je fuis...

Le temps de sa vie qui passe splendide et nue au détour d’un chemin 
Se jeter dessus éperduement  car l’art, 

Le temps,, tout l’art...
C’est de savoir être à l’intérieur du sien et de s’y trouver bien avant qu’il ne soit plus.

mercredi 1 juin 2016

Le lac de Garde



Vivre c’est là

Quand lui arrive en virant
Devant le canard indifférent
Et devant moi

Vivre c’est avant l’après
Le lac immobile et l’attente
Et
Le point de vue du canard
Est
Celui de l'infini





dimanche 10 avril 2016

Je suis la buée sur le miroir que tu embrasses



Je suis le souffle qui cherche et chuchote aux feuilles du printemps 
de bruisser en caressant l'air des matins à venir 

Je suis le souffle  qui court sur l'eau du lac
Et sur la mer immense
Et dans les flaques des villes

Je suis le souffle qui passe dans ta poitrine
Et  soupire en éclats de plaisir et de joie 
Au bord de tes lèvres

Je suis la buée sur le miroir que tu embrasses

lundi 14 mars 2016

Triangle

Derrière le trou de la serrure de ses doigts triangle      
Poser son œil 

 Et tomber sur le triangle de ses bras

Profiter de l’élan et se poser sur sa bouche

Puis  filer droit dans la vallée au creux du triangle caché de son sexe 

Et monter, monter sur sa jambe ô ! sommet
Se laisser glisser jusqu'au talon           aiguille 
Sous la rose rouge

Juste 
Entre ses cuisses

lundi 29 février 2016

La plainte muette de la lumière








La plainte muette

De la lumière
Sur chaque jour de fête

Pèse plus que le plomb

Du silence lourd 
Qui tombe en cascade
Sur sa gorge
 Qui palpite 
Comme un oiseau effaré
De tant de violence
D’une joie  jadis avorté

La plainte muette 
De la lumière
Sur son corps caressé
Par le temps assassin

La plainte muette
De la lumière
Creusant l’indicible

Les lambeaux secrets
De  son infini jouissance

A l’intérieur
A l'intérieur


jeudi 18 février 2016

Le chaos



Ratisser
La matière sans âme
Froide et nue des pierres

Ratisser
Les ciels brisés de nos désirs
Par le courroux d'un qu'on a cru Dieu


Ratisser 
Le chaos de la peur
Comme les tas de sable de l'enfance
Avec des mains de fer
Creuser une chambre
Pour y coucher la peau tendre et chaude
D'une princesse nue



mardi 12 janvier 2016

Abandon

Abandon
Rien n'est plus terrible que l'abandon 
Pour celui qui enfant a, un jour, été abandonné

C'est une liberté cruelle qui lacère l'âme

La peur de cette infinie souffrance 
aliène l'être à l'autre

Être à l'autre n'est pas de l'amour
Alors

Parce-qu’il préfère souvent une prison avec des éclats de lumière
Plutôt que de risquer l'abandon 
Il renonce
Il renonce à l'amour qui n'est que liberté et joie
Partagées


jeudi 7 janvier 2016

Notre vie passe

Notre vie passe
Infiniment trop vite 
A nous manquer 
Sans nos rendez vous d’éternité.

vendredi 1 janvier 2016

2016

Je vous souhaite un "JE" plein d'une belle assurance, de réussites, de plaisirs durant cette année qui commence. 
Un "JEUX" de VIVRE !




mardi 29 décembre 2015

Mes filles



Mes filles
Mes ? Mais elles ne m’appartiennent pas. La vie n’appartient qu’à la vie.
Mais c’est tellement étrange et merveilleux d’avoir des enfants.

La vie mystérieuse issue du désir de se perpétuer.

Et puis c’est tellement étrange d’exister quand on y pense. 

dimanche 27 décembre 2015

Au commencement était le verbe

Au commencement était le verbe

Mais au commencement on m’a dit : “NON”
Ce “NON” tant de fois répété est devenu un mur-mur de mots infranchissable
Sur lequel “JE” bute. 

Un mur de “NON”, mur de noms, mur-mur de mots, 
Ce mur-miroir sur lequel “JE” tout contre bute.

Narcisse le sait, traverser le miroir 
C’est se dire “OUI” autant de fois qu’il est nécessaire pour y faire un trou 
Et passer de l’autre coté 

Et laisser derrière soi “L’ILLUSION” 
De soi 
Et trouver la joie vraie d’être enfin 
Soi 
A travers l’autre ! 

S’aimer soi-même follement suffisament 
Pour réussir à aimer l’autre soi 
Et ainsi ne plus être tenté par ces murs qui fleurissent partout. 

les murs de la honte, ces murmures de “NON”, ces miroirs de nos peurs.
Et se dire enfin

OUI